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Décuvage et pressage du rouge, 2014

Quand la macération et la fermentation du rouge sont terminées, on procède au décuvage et au pressage.

Pour le décuvage, on commence par pomper le vin de la cuve de fermentation dans une autre cuve de maturation. Lorsque tout le liquide est pompé, on transfère le moût dans le pressoir avec la pompe à moût (la même que lors de l’égrappage-foulage). On utilise une pelle ou une fourche de qualité alimentaire pour vider le fond de la cuve dans la pompe à moût.

Décuvage du moût

Tout le moût se retrouve ensuite dans le pressoir pneumatique qui est pourvu d’une grande porte en 2 parties pour faciliter le remplissage et le nettoyage. Le principe d’un pressoir pneumatique est simple : un ballon est fixé à l’intérieur sur une moitié du cylindre et, lorsque gonflé par le compresseur intégré, presse le moût sur la paroi intérieure du pressoir (percée de petites fentes pour laisser passer le liquide).
Après un cycle de pressage, le ballon est dégonflé, le pressoir tourne quelque fois pour redistribuer le moût et ensuite on recommence un cycle de pressage. Tout ces cycles sont pré-programmés et contrôlés par le module de commande du pressoir.
Le liquide pressé s’écoule dans un bac sous le pressoir d’où il est pompé dans la cuve de maturation.

Pressoir rempli avant de fermer les portes

Et pour terminer, voici un court vidéo montrant le pressoir en action lors d’un cycle de pressage, redistribution et gonflage du ballon.

Directement ici : ev20_pressage_rouge_2014 ou voir la vidéo sur youtube

À la prochaine.

On plante les premiers plants

Ca y est les plants de vignes sont maintenant en terre. Finalement. Après des retards dans le drainage du sol (les pluies à répétition), un achat de rotoculteur à oublier. L’achat d’un autre rotoculteur (le bon cette fois, l’attente de la livraison). Attendre un journée sans pluie. Finalement le 9 juillet nous avons préparé les bandes pour la plantation (rotoculteur, enlever les roches, mettre engrais organique, rotoculteur pour incorporer l’engrais) et le 10 juillet 2009,nous avons mis les 144 plants en terre. Un travail d’environ 5 heures à deux. Quelle satisfaction de voir les 4 rangs bien droit et de s’imaginer dans 3 ans récoltant les grappes bien juteuses.

Voici quelques photos de l’opération plantation :

Préparation des bandes

Préparation des bandes

Premier rang

Le premier rang

Rang 2

Le deuxième rang

Rang 3

Le troisième …

Et voila, c'est fait.

Et de quatre, c’est fait. Les 144 plants sont en terre.

A la prochaine.

¡Salud!

Début vignoble Domaine des 3 fûts

Eh oui, l’expérience commence. Je pense depuis plusieurs années à faire l’expérience de la production de vin à partir de mes raisins.  Je fais du vin ‘maison’ depuis plus de 20 ans maintenant avec un certain succès. Et après l’achat d’une ferme l’an dernier (45 acres) je peux maintenant passer du rêve à la réalité. C’est toute une entreprise avec pour l’instant beaucoup plus de questions que de réponses.

Est-ce que le site est correct.  L’orientation, la pente, le type de sol, le drainage (pour celle-là c’est non, il faudra drainer l’emplacement au moyen de drains souterrains, ce qui devrait se faire dans les prochains jours).

Quel cultivar planter ?  Du rouge ou du blanc ?  Le rouge est plus difficile à produire au Québec. Alors on va choisir du rouge. J’ai finalement choisi du Frontenac, un cultivar qui a un bon rendement au Québec, rustique (pas besoin de l’enterrer pour l’hiver) assez résistant aux maladies de la vigne. Par contre il produit un jus plus acide que les autres. Toutefois avec les nouvelles levures qui transforment beaucoup plus d’acide malique, la vinification de ce cépage donne maintenant de bons vins bien équilibrés. Çà c’est la théorie, il me reste à la mettre en pratique. J’irai suivre un cours sur la vinification au printemps 2010. La production devrait commencer à l’automne 2011, donc dégustation en 2012. Il faut de la patience pour devenir vigneron.

Où trouver l’information : la culture de la vigne au Québec n’a pas la même histoire que dans les autres pays producteurs. L’information est plus difficile à trouver ou même inexistante dans certains cas. Toutefois, les vignerons pionniers qui ont développé cette culture au Québec sont généreux et partagent volontiers leurs expériences et leurs connaissances.  J’attends d’ailleurs la visite de l’un d’eux, la semaine prochaine pour une consultation afin de partir du bon pied.

-Pour ajouter un défi supplémentaire je veux produire du vin ‘bio’ donc sans engrais ni pesticides de synthèse, en respectant le cahier de charge de la production agricole bio au Québec. C’est d’ailleurs pourquoi je commence avec seulement environ 150 plants (donc un potentiel de 200-300 bouteilles). Quand la technique de production et de vinification bio sera maitrisée, je déciderai si j’augmente le nombre de plants.

-Bref, des heures de plaisir en vue, beaucoup de lectures, de travail mais tout ça se fait dans le but de partager de bonnes bouteilles avec parents et amis.

-Je continuerai de vous parler de mon projet au fil de sa réalisation.

En attendant, prenez un verre de rouge à votre santé.

Chin, chin.