Ca pousse et ca intéresses des visiteurs … plus ou moins désirables !!!

Les plants poussent bien. Quelques problèmes d’insectes en juillet. Après analyse, dégats causés par la noctuelle (une larve qui vit dans le sol et sort la nuit pour bouffer les feuilles). Symptômes : des petits trous dans les feuilles. Il y a aussi des cicadelles (une petite cigale) qui pique les feuilles et suce la sève. Symptôme : des petites taches blanches là ou la sève a été sucée et le tissu de la feuille nécrosé. (voir les photos). Le traitement bio suggéré : savon insecticide. Après diverses recherches je décide de combiner savon insecticide et terre de diatomée pour le traitement. Le savon, contre les insectes quand ils sont sur la feuille et la terre de diatomée comme résidu sur la feuille et au sol (contre la noctuelle). Résultat : très bon, les dommages aux feuilles sont arrêtés et toutes les nouvelles feuilles qui ont poussées depuis le traitement sont saines. J’ai même mis au point un petit appareillage pour faciliter la pulvérisation (car il faut couvrir toutes les surfaces des feuilles, dessous et dessus) j’en reparlerai dans un autre billet quand tout sera au point. L’automne s’annonce bien et il ne reste qu’à espérer une bonne couverture de neige pour protéger les plants cet hiver et pas de gel au printemps.

Voici une photos des dommages causés par les noctuelles (les trous) et les cicadelles (taches blanches nécrosées surtout le long des nervures riches en sève).

Dégâts noctuelles et cicadelles

Dégâts noctuelles et cicadelles

Voici une photos où l’on voit bien (encerclées de noir) de jeunes cicadelles au travail. Il ne faut pas avoir peur de se pencher et retourner les feuilles, l’ennemi se cache…

Jeunes cicadelles

Jeunes cicadelles

Skoäl

On plante les premiers plants

Ca y est les plants de vignes sont maintenant en terre. Finalement. Après des retards dans le drainage du sol (les pluies à répétition), un achat de rotoculteur à oublier. L’achat d’un autre rotoculteur (le bon cette fois, l’attente de la livraison). Attendre un journée sans pluie. Finalement le 9 juillet nous avons préparé les bandes pour la plantation (rotoculteur, enlever les roches, mettre engrais organique, rotoculteur pour incorporer l’engrais) et le 10 juillet 2009,nous avons mis les 144 plants en terre. Un travail d’environ 5 heures à deux. Quelle satisfaction de voir les 4 rangs bien droit et de s’imaginer dans 3 ans récoltant les grappes bien juteuses.

Voici quelques photos de l’opération plantation :

Préparation des bandes

Préparation des bandes

Premier rang

Le premier rang

Rang 2

Le deuxième rang

Rang 3

Le troisième …

Et voila, c'est fait.

Et de quatre, c’est fait. Les 144 plants sont en terre.

A la prochaine.

¡Salud!

Le drainage du vignoble

La visite du consultant s’est bien déroulée. Il semble que notre projet ne soit pas si fou que ça.  L’emplacement est correct, l’orientation adéquate, l’analyse de sol est très bonne (sauf un niveau de potassium trop faible pour la vigne, à corriger avec du sulfate de potassium organique). Recommandation de compléter nos brises vents en alternant conifères et feuillus pour créer un micro-climat en été et assurer une bonne ventilation au printemps (pour éviter les poches d’air froid stagnante = risque de gel) et l’automne pour éviter la pourriture des raisins et autres maladies fongiques. Bref, il ne semble pas y avoir de complication majeures, il faut simplement du travail et l’observation des règles de base. Le drainage souterrain est finalement réalisé (retardé par les pluies fréquentes). Nous sommes à la date limite pour planter les plants (début juillet), mais c’est encore possible et il fera beau les 2 prochains jours.

Voici quelques photos de l’opération drainage :

Arrivée

Arrivée

Le laser

Le laser

La taupe au travail

La taupe au travail

La taupe de plus près

La taupe de plus près

La taupe et le dérouleur de drain

La taupe et le dérouleur de drain

Raccordement au collecteur

Raccordement au collecteur

Terminé, on repart

Terminé, on repart

Et pour terminer une citation : ‘ J’aime le vin d’ici mais pas l’eau de là Pierre Dac

A la prochaine.

Prosit!

Début vignoble Domaine des 3 fûts

Eh oui, l’expérience commence. Je pense depuis plusieurs années à faire l’expérience de la production de vin à partir de mes raisins.  Je fais du vin ‘maison’ depuis plus de 20 ans maintenant avec un certain succès. Et après l’achat d’une ferme l’an dernier (45 acres) je peux maintenant passer du rêve à la réalité. C’est toute une entreprise avec pour l’instant beaucoup plus de questions que de réponses.

Est-ce que le site est correct.  L’orientation, la pente, le type de sol, le drainage (pour celle-là c’est non, il faudra drainer l’emplacement au moyen de drains souterrains, ce qui devrait se faire dans les prochains jours).

Quel cultivar planter ?  Du rouge ou du blanc ?  Le rouge est plus difficile à produire au Québec. Alors on va choisir du rouge. J’ai finalement choisi du Frontenac, un cultivar qui a un bon rendement au Québec, rustique (pas besoin de l’enterrer pour l’hiver) assez résistant aux maladies de la vigne. Par contre il produit un jus plus acide que les autres. Toutefois avec les nouvelles levures qui transforment beaucoup plus d’acide malique, la vinification de ce cépage donne maintenant de bons vins bien équilibrés. Çà c’est la théorie, il me reste à la mettre en pratique. J’irai suivre un cours sur la vinification au printemps 2010. La production devrait commencer à l’automne 2011, donc dégustation en 2012. Il faut de la patience pour devenir vigneron.

Où trouver l’information : la culture de la vigne au Québec n’a pas la même histoire que dans les autres pays producteurs. L’information est plus difficile à trouver ou même inexistante dans certains cas. Toutefois, les vignerons pionniers qui ont développé cette culture au Québec sont généreux et partagent volontiers leurs expériences et leurs connaissances.  J’attends d’ailleurs la visite de l’un d’eux, la semaine prochaine pour une consultation afin de partir du bon pied.

-Pour ajouter un défi supplémentaire je veux produire du vin ‘bio’ donc sans engrais ni pesticides de synthèse, en respectant le cahier de charge de la production agricole bio au Québec. C’est d’ailleurs pourquoi je commence avec seulement environ 150 plants (donc un potentiel de 200-300 bouteilles). Quand la technique de production et de vinification bio sera maitrisée, je déciderai si j’augmente le nombre de plants.

-Bref, des heures de plaisir en vue, beaucoup de lectures, de travail mais tout ça se fait dans le but de partager de bonnes bouteilles avec parents et amis.

-Je continuerai de vous parler de mon projet au fil de sa réalisation.

En attendant, prenez un verre de rouge à votre santé.

Chin, chin.