Début saison 2013

La saison 2013 a débutée lentement (mars et avril assez froid) mais depuis la fin avril on rattrape le temps perdu. La taille est terminée depuis le 15 avril et avec la chaleur des derniers jours, les vignes débourrent en accéléré. Voici quelques images des bourgeons le 7 mai 2013.

7mai13-Frontenac

Cépage Frontenac (rouge)

7mai13-StCroix

Cépage St-Croix (rouge)

7mai13-Marquette

Cépage Marquette (rouge)

7mai13-FrontenacGris

Cépage Frontenac Gris (blanc)

7mai13-LaCrescent

Cépage LaCrescent (blanc)

7mai13-LouiseSwenson

Cépage Louise Swenson (blanc)

7mai13-Somerset

Variété Somerset (raisin de table rouge sans pépin)

Déjà, 2 jours après avoir pris les photos, les feuilles sont ouvertes. Donc un très bon départ pour la saison 2013. Il semble y avoir peu de risque de gel nocturne dans les prochains jours. C’est le gros risque en mai, surtout à ce stade phénologique de développement, un gel même de seulement -2 Celsius aurait de graves conséquences.

Voir ce lien pour les stades phénologiques de la vigne :
http://www.vignevin.com/fileadmin/users/ifv/publications/Affiches_IFV/PosterStadPhen09.pdf

La plupart de nos plants en sont entre les stades 11 et 13 le 9 mai 2013.

On touche du bois (de vigne évidemment !!!)

Saison 2012

Ouff !! Toute une saison 2012. J’ai complètement négligé le blog. Je m’y remet avant de commencer la saison 2013.
La saison débute en douce avec la taille qu’on a commencée la dernière semaine de mars. Les premiers plants taillés sont ceux plantés en 2009-2010 qui produiront à l’automne 2012. Toujours en suivant la méthode de conduite Smart-Dyson, on a un palissage haut et la taille vise à guider la vigne pour avoir 2 zones de fruits, une en dessus et une en dessous du cordon principal, qui se situe à environ 1,15 mètre (45 pouces) du sol. Il y a plusieurs avantages à cette conduite mais le principal pour cette tâche c’est qu’on n’a pas à se pencher, on peut faire le travail debout. Voici quelques photos de cette étape :

La taille

La taille an 2: 2 à 3 bourgeons par baguette et 5 à 6 baguettes par branche

Une belle baguette, bois très sain, bien aoûté, on aime.

Une belle baguette, bois très sain, bien aoûté, on aime.

Puis, quand ces 300 plants sont taillés, on s’attaque au 6,000 autres plantés en 2011 (environ 5 jours à 1 personne durant la première quinzaine d’avril). Comme c’est une taille de première année, c’est très simple, on rabat tous les plants à 2-3 bourgeons et 1 à 2 baguettes (on se garde une marge de sécurité en cas de gel printanier), s’il n’y a pas de gel, on pourra ajuster plus tard s’il y a un peu trop de pousses.
Voici une photo montrant un plant d’un an avant et après la taille.

Taille 1 an : 2-3 bourgeons sur 1-2 baguettes

Taille 1 an : 2-3 bourgeons sur 1-2 baguettes

Et l’équipement du parfait tailleur : le chariot (indispensable si on veut conserver notre dos !!!!), le sécateur (nous utilisons des Felco no 7 pour droitier ou 10 pour gaucher) et le pulvérisateur avec l’alcool pour désinfecter le sécateur.

La taille 1 an : l'équipement (chariot, sécateur, désinfectant)

La taille 1 an : l’équipement (chariot, sécateur, désinfectant)

Et voilà le travail après la taille et le premier désherbage sous le rang avec le WeedBadger

Taille et premier désherbage sous le rang terminés

Taille et premier déshergage sous le rang terminés

Après tout ce travail, on laisse la vigne faire le sien et voilà ce que ca donne après seulement 7-8 semaines (autour du 23 mai).

Autour du 23 mai, 7-8 semaines après la taille

Autour du 23 mai, 7-8 semaines après la taille

Un beau cordon et la promesse de vendanges généreuses

Un beau cordon et la promesse de vendanges généreuses

Et voilà, la suite de la saison 2012 bientôt.

Printemps 2012, le palissage du grand départ

Pour faire suite à la plantation, par simple curiosité voici une photo d’un des tarières utilisée pour faire les trous de plantation. À droite elle est neuve et a gauche ce qu’il en reste après 3,000 trous. Il était temps qu’on finisse. On voit bien l’effet abrasif d’un sol sabloneux.

Tarière après-avant

Tarière après-avant

Dans la suite des opérations, après la plantation vient le palissage. Cet ensemble d’opérations a pour but de mettre en place la structure qui va guider et soutenir la vigne tout au long de sa croissance et lorsqu’elle sera en production. Le palissage doit être résistant, durable (la vigne va produire pendant au moins 25 à 40 ans) et faciliter le travail du vigneron pendant les multiples opérations annuelles.

La méthode de conduite de la vigne influence en partie le choix des matériaux et le type de palissage à mettre en place. Étant donné qu’on a choisi le mode de conduite Smart-Dyson (qui est une taille en cordon haut) nous aurons donc un palissage haut. Des poteaux d’au moins 6 pieds (1.85 mètre), un fil de fer porteur à 45 pouces du sol (1.15 mètre) et deux série de fils releveurs (en fer également), chacun à environ 14 pouces (.35 mètre) en dessous et au dessus du fil porteur. Ces fils releveurs servent à guider les pampres (pousses de la vigne) en haut et en bas du fil porteur. Ils sont placés au niveau du fil porteur en début de saison (par exemple lors de la taille printanière) et lorsque les pampres ont atteint la taille suffisante, on prend le fil releveur de chaque coté du rang et on relève les pampres en fixant le fil dans des encoches sur le poteau. C’est beaucoup plus rapide et facile que d’attacher les pampres un à un.

Pour les poteaux il y en a 2 types : ceux des bouts de rangées et ceux dans la rangée. Ils peuvent être de bois ou de métal. Nous avons choisi des poteaux de bout en bois (cèdre) pour une question de coût (il aurait fallu mettre 2 poteaux de métal au bout pour la solidité) alors qu’un seul poteau de cèdre de 5 à 6 pouces (15 cm) suffit. En plus le bois c’est plus beau selon moi. Dans la rangée les poteaux de métal ont des avantages qui compensent le coût supérieur : facile à planter, encoches pour les fils releveurs, durabilité, résistance.

Une autre partie importante du palissage sont les ancrages. En effet à chaque bout de rangée il faut bien ancrer les poteaux de bout car le poids d’une rangée de vignes avec la végétation, les fruits et même l’eau de pluie sur les feuilles peut représenter près d’une tonne. Ajouter à cela le vent et vous comprendrez qu’il faut que ce soit bien ancré au sol pour résister. Nous avons choisi des ancrages avec vis, notre sol s’y prêtant bien. Les ancrages seront rattachés aux poteaux de bout par des câbles d’acier, cela fait partie de la suite des opérations de palissage en 2012 avec l’installation des fils de fer (porteur et releveurs). En résumé pour les 8,000 plants il faut 384 poteaux de cèdre et autant d’ancrages, 1152 poteaux de métal, près de 1,000 mètres de câbles d’acier et un peu plus de 40,000 mètres de fil de fer

Voici donc quelques photos de l’installation des poteaux de bout, de rangée et des ancrages.

On plante les poteaux de tête

On plante les poteaux de tête

Pour planter les 384 poteaux : 1 journée, location de la machine, 3 personnes.

Avant de les planter on marque les poteaux pour savoir jusqu’à quelle profondeur les planter. Ensuite on fait une pré-plantation à la main afin de les placer au bon endroit entre les plants et de les aligner sur la rangée.

On marque les poteaux de rangée

On marque les poteaux de rangée

Pré-plantation des poteaux de rangée

Pré-plantation des poteaux de rangée

En finalement on les plante avec le chargeur du tracteur. Une personne aligne les poteaux avec un niveau à poteau et l’autre personne dans le tracteur les enfonce avec le chargeur. Au total environ 5 jours de travail pour 2 personnes.

On les enfonce

On les enfonce

Ensuite on visse les ancrages. Cette fois c’est la tarière qui est utilisée avec un adaptateur que j’ai bricolé pour bien tenir l’ancrage et le visser. Tout a bien fonctionné, le seul pépin a été la présence de cailloux pour environ 30% des ancrages. Il faudra retirer les ancrages bloqués par les cailloux, retirer les cailloux et revisser les ancrages. Au final cela aura pris au moins 5 jours pour visser les ancrages.

On visse les ancrages

On visse les ancrages

Et le résultat final.

Résultat final

Résultat final

Résultat final 2011

Résultat final automne 2011

Salud !!!

Été 2011, la plantation du grand départ

Voilà, c’est fait. Les 6,000 plants sont en terre pour 2011. Planté au début juillet. Merci à nos amis et à la famille. Du gros travail, en moyenne 2,000 plants par jour. Voici en résumé les étapes et quelques commentaires.

D’abord la technique (que nous avions expérimenté à petite échelle plus tôt dans la saison).

1-Deux cordes sont déjà préparées de la bonne longueur avec une corde qui les séparent pour la distance entre les rangs et chaque corde est marquée pour la distance entre les plants. C’est rapide car nous n’avons pas à mesurer lors des opérations. On transfère les cordes d’un rang à l’autre et on perce des trous à chaque marque.

2-Quand les cordes sont en place. On perce les trous. Nous utilisons 2 perceuses ½ avec des tarières de 3 pouces (de chez Rittenhouse , un truc, vous pouvez commander les mêmes chez Sears et épargner les frais de livraison) ces tarières sont habituellement vendus pour planter des bulbes. Mais en leur ajoutant une tige de rallonge et en les fixant à une perceuse puissante, on perce rapidement des trous de la bonne profondeur et de la bonne grosseur sans avoir à se pencher (cela compte quand on a 6,000 trous à faire !!!!)

3-Ensuite, on place les plants dans les trous, on ajoute l’engrais bio liquide à base de poisson (plein d’oligo éléments).

4-On place le tuteur dans le trou tout près du plant, on remplit le trou avec les pieds et voilà, on passe au suivant.

Il était important pour nous de ne pas trop se pencher car c’est la partie la plus ‘éreintante’. Mission accomplie à ce niveau. Il reste toutefois qu’à la fin de la journée nous étions bien heureux d’arrêter.

Maintenant quelques photos :

Les 6,000 plants sont arrivés (en fait c’est 126 caisses de 48 plants donc 6,048)

Les 6,000 plants

Les 6,000 plants

On plante : à l’arrière plan les 2 ‘perceurs’, à l’avant plan les ‘planteuses’, on remarque la génératrice qui alimente les perceuses (en effet lors de nos tests préliminaires, une perceuse à pile ne durait que 30-40 trous et elle commençait à chauffer). On voit également le réservoir qui contient l’engrais liquide.

La plantation

La plantation

Nous avons été chanceux de ne pas rencontrer trop de gros cailloux, sauf celui-ci qui a exigé d’arrêter les travaux pour l’extraire du sol car nous ne pouvions pas creuser à côté, il était trop gros.

Tout un cailloux !!!

Tout un cailloux !!!

Une innovation ? Pour transporter les paquets de 250 tuteurs de bambou et faciliter le travail des planteurs de tuteurs (qui enterrent les plants en même temps) : une chaudière de plastique, un chariot de golf et voilà !!!! C’est simple, léger et cela fonctionne très bien.

L'innovation !!!!

Une innovation !!!

Et finalement le travail terminé, les 6,048 plants sont en terre, les tuteurs sont en place et les ‘planteurs’ très fatigués mais heureux et contents du travail accompli.

C'est fait !!!!

Voilà !!!!

Merci de tout cœur à nos amis (ils se reconnaitront) et à la famille (mon épouse et nos deux ‘fistons’) sans vous, nous n’y serions pas arrivé en si peu de temps.

À la bonne vôtre !!!!

Le grand départ

Un court billet cette fois, nous sommes en pleine préparation avant la plantation de cette année : 6,000 plants de 3 cépages (Marquette, St-Croix, Frontenac gris). Un foule de détails à coordonner : préparation du terrain, commande et réception de tous les intrants (piquets, engrais bio, plants, réservoir pour arrosage, main d’oeuvre) et tout ca en fonction de la pluie qui nous retarde. La préparation du terrain nécessite de la machinerie lourde et un sol assez sec, nous y étions presque avant la pluie de la semaine dernière mais il aurait fallu qu’il ne pleuve pas pendant 2 jours de plus. Maintenant il faut attendre au moins 3 jours sans pluie et avec du soleil pour assécher suffisamment le sol et terminer les gros travaux. Puis on pourra passer au mesurage, marquage des rangs et à la plantation.
Nous sommes aller chercher les 6,000 plants hier (il faut être optimiste en agriculture).
Si tout se passe bien tout sera fait d’ici 7 à 10 jours.
À suivre un peu plus tard … avec quelques photos.

Printemps 2011, surprise après aoûtement déficient l’année précédente

Le printemps 2011 a été très différent de 2010. Un départ lent, frais, beaucoup de pluie, pas de gel des bourgeons. On se dit : “Superbe, la vigne aura un bon départ cette année”. Fin avril, visite du consultant et surprise !!!!! Les plants de vignes n’auront pas un bon départ parce qu’ils n’ont pas aoutés correctement à l’automne 2010. Ouch !!!!

L’aoûtement est le processus de lignification des baguettes (c’est comme ca qu’on appelle les branches des plants de vigne). Cela se produit généralement à partir du mois d’août (dixit le terme aoûtement). Ce processus assure la résistance des baguettes au froid pour l’hiver et produit également des écailles protectrices pour les bourgeons.

Après vérification d’une douzaine de plants, même constat, ils ont presque tous gelés. Pourtant ce sont des cépages qui peuvent résister à -35, -38 C l’hiver, mais, mal aouté, leur résistance est moins grande.

Après consultation des enregistreurs de température (LogTag) il y a eu, le matin du 27 janvier 2011, une température de -33,9 et de plus il y avait des vents de 15 km/h ce jour là. Donc après relecture de nos notes de la saison 2010, avec les données de température et discussion avec notre consultant, on peut assez facilement reconstituer ce qui s’est passé.

La croissance végétative de 2010 a été très importante (sol riche en humus qui se minéralise en azote) plus une légère déficience en phosphore et beaucoup de chaleur = croissance exagérée (certains plants on produits 3 ou 4 baguettes de 12 à 14 pieds dans l’été 2010, alors qu’on aurait du avoir 2 à 4 pieds). J’ai fait une taille en septembre mais il était un peu tard et l’aoûtement ne s’est pas complété. Sur la photo ci-dessous on voit à gauche une baquette mal aoutée (le bois est rugueux, grisâtre et montre même des blessures d’écorce). Celle de droite est bien aoûtée (le bois est brun orangé, lisse et à l’air en santé).

Mauvais aoûtement

Mauvais aoutement

Les solutions pour 2011 :
– Taille à 3-4 bourgeons pour refaire des baguettes en santé (on ne peut construire la vigne sur des baguettes à demi gelées car trop de restriction pour la montée de sève).

– Implantation d’une culture intercalaire gourmande en azote qui sera récoltée en vert pour épuiser l’azote de la couche superficielle (horizon A très riche en matière organique)

– On laisse pousser les baguettes et taille sévère à la période de la véraison ( maturation des grappes fin août) en ne gardant que les baguettes prévues pour le palissage (Smart-Dyson dans notre cas). Moins de branches à lignifier = plus de lignification pour celles qui restent.

– Installation de clôtures brises-vents pour les 2-3 prochains hivers afin de donner une chance aux plants de bien s’implanter et d’acquérir leur résistance maximum

Vous voyez ci-dessous les plants taillés à 3-4 bourgeons à la fin d’avril 2011.

Mauvais aoûtement

Après taille avril 2011

Nous sommes à la mi-mai et les premières feuilles se déploient bien. Donc, si la saison continue comme prévue, tout devrait rentrer dans l’ordre et finalement ne pas vraiment causer de retard (puisqu’en fait c’est la saison 2010 qui a été trop vite).

Il est heureux que cette expérience soit acquise avec nos 2 parcelles de 150 plants. Nous éviterons ce genre de situation dans les parcelles qui seront plantées cette année (6,000 plants) et en 2012 (2,000 plants).

À suivre ….

La palissage pour la conduite en ‘smart dyson’

Gros travail, le palissage. C’est une étape très importante car c’est ce qui supporte le mode de conduite de la vigne. On doit d’abord décider du mode de conduite. Le mode de conduite est la façon dont on va tailler la vigne en production. Il y a plusieurs méthode (cordon, gobelet, haute, basse, etc). J’ai choisi le mode Smart-Dyson (du nom des 2 vignerons qui l’ont mis au point). Cela produit une vigne très étroite, une surface de feuillage minimale pour un ensoleillement maximal des raisins. Ces caractéristiques sont très intéressantes pour la production de vins bio, car elle réduit le développement des maladies et rend l’application des traitements plus facile. Ce mode de conduite donne deux zones de fruits avec un zone assez dégagée au centre (zone du fil porteur). Voici un schéma qui donne une idée de la structure de ce mode de conduite.

Smart-Dyson

Smart-Dyson

Ayant déjà des piquets de cèdres sous la main, nous utiliserons cela pour le palissage. Sinon, l’utilisation de piquets de métal est maintenant la norme. On commence par enlever l’écorce des piquets pour 2 raisons : permet un meilleur séchage donc réduit le développement de moisissures qui pourraient se communiquer aux raisins et réduit les risque que des insectes se logent sous l’écorce pour ensuite s’en prendre aux raisins, feuilles, etc. Donc première étape on enlève l’écorce.

Enlever l'écorce

Enlever l

Par la suite, il faut faire des trous pour planter les piquets. Ceux-ci ayant de 5 à 8 pouces de diamètre et 10 ou 11 pieds de long. Les trous doivent être de 3 pieds de profondeur pour les piquets de bout et 2 pieds pour les piquets dans le rang. La tarière en location facilite beaucoup le travail, mais ca demeure quand même un travail assez physique. Heureusement avec l’aide de mon fils (il faut bien que tout cet entrainement pour le football serve à quelque chose) nous y arrivons en un après-midi. Il y a 16 trous de 3 pieds et 48 de 2 pieds à faire.

Faire les trous

Faire les trous

Faire les trous

Faire les trous

Voila ce que ca donne après la mise en place des piquets.

Piquets en place

Piquets en place

Ensuite on met en place les étais de bout. La tension sur le fil porteur peut représenter près d’une tonne (1000 kg) lorsque les plants sont plein de fruits, feuillage, etc. Et il faut également penser à la poussé du vent. Il faut donc que les piquets de bout et ceux dans la rangée soient très solidement fixés pour éviter l’effondrement du palissage. Pour les piquets de bout, j’ai opté pour cette méthode avec étais et contre piquet en angle. Notez les encoches pour assurer une bonne prise de l’étai.

Étais en place

Étais en place

Ensuite vient la pose du fil porteur. C’est un fil d’acier galvanisé de calibre 12. Il est fixé à un bout de la rangée et à l’autre bout j’ai utilisé une chaine pour ajuster la tension. Simple, peu coûteux et ca fonctionne bien. L’an prochain on pourra installer les fils de relevage. On en reparlera à ce moment.

Fil porteur en place

Fil porteur en place

Et finalement on peut attacher les vignes pour commencer à diriger la croissance avant que l’aoûtement (lignification des tiges) soit trop avancé. Cela facilite le pliage et la mise en place. Sinon on risque de briser la tige si elle est trop aoûtée.

Attache les tiges

Attache les tiges

Voilà, pour le palissage des 300 plants, cela nous a pris 5 après-midi. Il est certain que pour l’implantation des parcelles à venir (quelques milliers de plants), nous utiliserons des moyens plus mécanisés. Mais pour nos parcelles d’essais, je suis content du résultat et de l’expérience acquise.

Salud !!

Juillet 2010, on plante une deuxième parcelle et on introduit le ‘chum’ …

Juillet tire à sa fin. Nous avons été très pris par les travaux dans les jardins et les divers imprévus. Nous avons quand même pu planter 150 nouvelles vignes. Pour cette deuxième plantation, nous avons choisi le cépage rustique Ste-Croix qui produit bien au Québec et dont nous avons gouté quelques bouteilles chez certains vignerons québécois.

La plantation s’est faites le 3 juillet. Nous avions fait les trous la veille et avons procédé à la plantation en avant-midi (en espérant qu’il fasse un peu moins chaud, mais ce ne fut pas le cas …)

Nous avons utilisé l’engrais transplanteur à base de fumier de poule Actisol (c’est un engrais bio) et utilisé des mycorrhizes pour améliorer l’enracinement (fabriqué par PremierTech).

Quelques semaines plus tard, les plants sont en pleine santé et ont une bonne croissance. Il faudra toutefois les tuteurer car le Ste-Croix a un port plus retombant que le Frontenac.

Nous avons également tuteuré la parcelle de Frontenac (2ème année de croissance) et déjà (fin juillet) les plants ont entre 4 à 6 pieds de croissance.

Voici quelques photos :

Tout est prêt, les plants, les équipements, l’engrais sont chargés dans le “CHUM” (Chariot Horticole Utilitaire Multifonctions) ici en mode tracté. Un ingénieux mécanisme permet à la roue avant de pivoter pour passer en mode manuel sur 3 roues. J’ai construit ce chariot en bonne partie à partir de pièces et de matériaux récupérés. Quelques croquis, un peu de soudure et voilà : un chariot très utile, robuste et polyvalent pour peu de frais.

Prêt à planter

Prêt à planter

Voici le détail d’un rang, les trous sont déjà fait, la corde est installé (pour mettre les plants en ligne droite), le boyau d’arrosage, etc. On commence.

On commence

On commence

Et voilà, 2.5 heures plus tard, les 150 plants sont en terre, bien alignés. Je trouve ca ‘zen’ un vignoble.

Et voilà

Et voilà

Voici aussi une photo de la parcelle de Frontenac après le tuteurage (début juillet). Les plants sont beaucoup plus haut à la fin de juillet (aussi haut que les tuteurs et même plus).

Frontenac tuteurs

Frontenac tuteurs

Il a aussi quelques altises et des dégâts de noctuelles, un traitement répulsif à base de piments forts et savon devrait diminuer leur présence.

Bon été et à la prochaine.

Topa!

Printemps 2010, la première taille et 3 jours plus tard, 10-15 cm de neige !!!!

Ouf !!! Tout un printemps. Les plants de vignes ont bien passé l’hiver. J’ai presque fini tous les cours (vinification, viticulture et taille de la vigne). J’ai fait la taille des plants le 24 avril (une taille très simple pour l’an 1 : trois bourgeons) Voici une photo du vignoble après la taille :

Après la taille, 24 avril 2010

Après la taille, 24 avril 2010

Et, surprise, le 27 avril, 10 à 15 cm de neige. Wow !!! Heureusement, pas de gel (température minimum enregistrée par le LogTag : 0.2 degré C). Voici une photo :

Neige, 27 avril 2010

Neige, 27 avril 2010

Mais ca donne quand même quelques frissons de voir les plants qui commencent à débourrer (sortie des bourgeons) avec toute cette neige (il y avait eu plusieurs journées très chaudes auparavant qui avaient accélérées le débourrement). Bon, finalement, très spectaculaire mais sans conséquences graves.

Puis quelques belles journées, les bourgeons sont en pleine action, il y a même quelques feuilles qui pointent et au début du mois de mai, autre surprise, 2 nuits de gel. La température minimum enregistrée par le LogTag = -2.4 degré C. Ouch !!! En plein débourrement : catastrophe. Tous les bourgeons et les jeunes feuilles sont gelés (on en aura la confirmation quelques jours plus tard quand bourgeons et feuilles sont desséchés et tombent au moindre contact). Mais la vigueur de la vigne, fait qu’au bout de 1-2 semaines après le gel, d’autres bourgeons prennent la relève et dans certains cas plus grave, il y a même une tige nouvelle qui repart des racines. Voici quelques photos à la fin mai et début de juin :

Repousse des racines, 28 mai 2010

Repousse des racines, 28 mai 2010

Nouveaux bourgeons, 28 mai 2010

Nouveaux bourgeons, 28 mai 2010

Nouveaux bourgeons de réserve + carence Mg, 12 juin 2010

Nouveaux bourgeons de réserve + carence Mg, 12 juin 2010

Bourgeons de réserve et repousse des racines, 12 juin 2010

Bourgeons de réserve et repousse des racines, 12 juin 2010

On voit également sur une de ces photos que certaines feuilles du bas sont décolorées et ne semblent pas ‘top shape’. Diagnostic : carence en magnésium. Cause : inconnue pour l’instant. Des échantillons de sol sont envoyés au laboratoire pour déterminer si c’est une carence vrai ou induite par antagonisme avec un autre élément (un déséquilibre). Solution à court terme : application foliaire de sulfate de magnésium (Sel d’Epsom). Solution à moyen terme : selon les résultats de l’analyse de sol, corriger la fertilité du sol pour rétablir l’équilibre ou corriger la carence.

Finalement, nous sommes le 24 juin et la plupart des plants ont refait des feuilles et des tiges. Dans certains cas, cela veut toutefois dire un retard d’une saison pour la production. Et environ 10% des plants semblent morts. Donc remplacement par des plants neufs et retard d’un an pour eux aussi.

Plusieurs vignobles ont subis ce genre de dégâts depuis 2-3 saisons. Cela cause un grave problème, car les bourgeons s’affaiblissent et la production diminue d’année en année. Plusieurs vignerons étudient des moyens de protéger les plants contre ces gelées printanières après le débourrement (qui semblent plus fréquentes). Il existe plusieurs façons utilisées ailleurs dans le monde qu’il faudra essayer et adapter à notre climat.

C’est tellement amusant la viticulture, qu’on a décidé de planter 150 autres vignes du cépage Ste-Croix (rouge) en plus des 150 vignes de Frontenac rouge plantées en 2009. Nous avons gouté à plusieurs vins élaborés avec le cépage Ste-Croix et on aime bien.

La suite dans quelques semaines.

Nazdraví !!!!

Fin été 2009, les plants sont vigoureux

Voila, c’est la fin de l’été. Les plants de vignes ont tous survécus à la plantation et à l’été, ils sont vigoureux et semblent en bonne condition pour passer l’hiver. Quelques feuilles endomagées par les insectes mais c’est acceptable. En agriculture bio il ne faut pas viser l’élimination totale, mais le contrôle en fonction d’un seuil économique. C’est prêt pour l’hiver. Voici quelques photos prises en octobre 2009.

Une vue d’ensemble du vignoble, on voit bien les bandes gazonnées (contrôle des mauvaises herbes, de l’humidité et en plus c’est propre et plus beau).

Vue d'ensemble octobre 2009

Vue d ensemble octobre 2009

Quelques plants qui montrent une bonne croissance et une bonne vigueur

Quelques plants

Quelques plants

Quelques plants

Quelques plants

Si jeune et déjà plein de promesses

Pleins de promesses

Plein de promesses

Le vigneron au travail ….

Le vigneron au travail

Le vigneron au travail

Slainte Mhath !!!!