Category Archives: Développement durable

Le ramassage du bois de taille

Après la taille des vignes, nous ramassons le bois de taille. En viticulture bio cela permet de réduire la pression des maladies et insectes qui sont sur le bois de taille (par rapport au broyage sur place). Nous utilisons pour cela un râteau de paysagiste monté sur le tracteur.

Râteau de paysagiste

Cela fonctionne très bien, le seul inconvénient est que le bois reste souvent coincé entre les dents du rateau. Il fallait descendre du tracteur à chaque rang et dégager le bois avec une fourche. Cette année j’ai ajouté une amélioration qui permet de dégager le tout sans efforts à partir du tracteur.  Cela permet également de compacter un peu le bois dégagé en même temps.
Quelques pièces de métal, un vérin hydraulique emprunté à l’écimeuse et voilà, un système pour dégager le bois de taille.

Et un court vidéo de ce système en opération .

Directement ici : ev24-rateau ou voir la vidéo sur youtube

Bon visionnement

L’effeuillage des vignes

Une autre opérations importante durant la saison de végétation est l’effeuillage. Cette opération complète l’écimage qui a déjà été présenté. L’effeuillage a pour but de dégager la zone des grappes pour favoriser l’ensoleillement des grappes, assurer une bonne ventilation afin de réduire les maladies fongiques et permettre aux traitements antifongiques de bien couvrir les fruits (surtout en régie biologique, les produits utilisés nécessitent un contact direct). On peut devoir répéter cette opération 2 à 3 fois durant la saison.
L’effeuillage est fait au Domaine des 3 fûts avec une effeuilleuse.
Voici 2 images montrant l’effeuilleuse à l’avant et l’arrière

Écimage la machine

Écimage rangs après

Et un court vidéo de l’effeuilleuse en opération .

Directement ici : ev23-effeuilleuse ou voir la vidéo sur youtube

Bonne lecture.

Applicateur de vinaigre (herbicide)

Pour faire suite à mon très populaire billet sur la “vinaigrette” utilisée comme herbicide dans le vignoble voici la phase 2, l’applicateur de vinaigre. Maintenant que les plants sont plus hauts, j’ai décidé de construire un applicateur à vinaigre pour accélérer le travail. En effet l’application manuelle avec un pistolet pulvérisateur prenait plusieurs jours et avec le nouvel applicateur on fait tout le vignoble (9,000 plants) en moins de 6 heures.

Je me suis inspiré de certains équipements existants en Europe. La première photo montre toute l’installation sur le petit tracteur. J’utilise toujours le même pulvérisateur et l’applicateur est fixé sous le tracteur au centre pour bien voir ce qui se passe pendant l’application.

L'applicateur prêt à fonctionner

Les 2 circuits d’alimentation des buses sont branchés directement sur les sorties des électro-valves, cela me permet de couper l’application gauche/droite au besoin.

Circuits d'alimentation des buses à la sortie des électro-valves

Voici une photo de l’applicateur sous le tracteur. Il est fixé aux supports prévus pour installer une tondeuse ventrale. 4 boulons à serrer, brancher le fil électrique du moteur et les tuyaux d’alimentation et c’est fait. L’installation prend moins de 15 minutes. L’écartement des 2 bras latéraux est contrôlé par 2 tiges filetées actionnées par un petit moteur électrique. Les engrenages ont été récupérés d’une transmission de tracteur à pelouse et le moteur électrique d’un lève-glace d’automobile. Un peu de soudure (et de précision !!!) et le tout fonctionne très bien.

L'applicateur fixé sous le tracteur

Ensuite une photo du détail de l’un des bras applicateur. Chaque bras latéraux est fixé au bras central sur un pivot soudé avec précision et un ressort permet de ramener le bras en position lorsqu’il rencontre un obstacle. La buse est fixée sous la roue qui sert à faciliter l’évitement des obstacles et à protéger les plants. Un système relativement simple qui fonctionne très bien.

Détail de l'un des bras applicateur

Les trois photos suivantes montre 2 rangs de vigne avant l’application de vinaigre, après 24 heures et après 48 heures. Quand l’application est faites dans les bonnes conditions (météo ensoleillée, temps chaud pour au moins 24 à 48 heures) le résultat est très satisfaisant.

Avant l'application du vinaigre

Après 24 heures

Après 48 heures

Et pour terminer, voici un court vidéo montrant l’applicateur en fonction.

Directement ici : ev21_appl_vinaigre ou voir la vidéo sur youtube

À la prochaine.

Vendanges 2014 (égrappage et foulage)

Après un début de saison très moyen (gel printanier, pluie, etc), suivi de temps très sec cet été, la fin de saison a été excellente pour la maturité des raisins. Malgré le gel hâtif à la mi-septembre, les raisins ont quand même complété leur murissement et ils avaient un bon taux de sucre.  Après la récolte (vendange), on procède à l’égrappage et au foulage des raisins avec une machine très originalement appelée ‘égrappoir-fouloir‘.  Cette machine sépare d’abord les raisins des rafles (égrappage) au moyen d’un vis sans fin équipée de doigts en caoutchouc et ensuite écrase les raisins entre 2 rouleaux cannelés en caoutchouc (foulage). Le produit résultant (mélange de jus, de raisins écrasés, peaux, pulpe et pépins) s’appelle le ‘moût’.

Voici une photo montrant le détail de la vis sans fin qui tourne dans un cylindre perforé pour l’égrappage :

Vis d'égrappage

Et une photo de l’égrappoir-fouloir en action, avec la pompe à moût en dessous :

Égrappoir fouloir

Après l’égrappage-foulage, le moût est dirigé dans la cuve de macération pour les rouges ou directement au pressoir pour le blancs.

Voici un court vidéo de l’opération d’égrappage et foulage. Merci à mes 2 fils pour leur aide.

Directement ici : ev19-egrappage-foulage-20141004 ou voir la vidéo sur youtube

Été 2011, la plantation du grand départ

Voilà, c’est fait. Les 6,000 plants sont en terre pour 2011. Planté au début juillet. Merci à nos amis et à la famille. Du gros travail, en moyenne 2,000 plants par jour. Voici en résumé les étapes et quelques commentaires.

D’abord la technique (que nous avions expérimenté à petite échelle plus tôt dans la saison).

1-Deux cordes sont déjà préparées de la bonne longueur avec une corde qui les séparent pour la distance entre les rangs et chaque corde est marquée pour la distance entre les plants. C’est rapide car nous n’avons pas à mesurer lors des opérations. On transfère les cordes d’un rang à l’autre et on perce des trous à chaque marque.

2-Quand les cordes sont en place. On perce les trous. Nous utilisons 2 perceuses ½ avec des tarières de 3 pouces (de chez Rittenhouse , un truc, vous pouvez commander les mêmes chez Sears et épargner les frais de livraison) ces tarières sont habituellement vendus pour planter des bulbes. Mais en leur ajoutant une tige de rallonge et en les fixant à une perceuse puissante, on perce rapidement des trous de la bonne profondeur et de la bonne grosseur sans avoir à se pencher (cela compte quand on a 6,000 trous à faire !!!!)

3-Ensuite, on place les plants dans les trous, on ajoute l’engrais bio liquide à base de poisson (plein d’oligo éléments).

4-On place le tuteur dans le trou tout près du plant, on remplit le trou avec les pieds et voilà, on passe au suivant.

Il était important pour nous de ne pas trop se pencher car c’est la partie la plus ‘éreintante’. Mission accomplie à ce niveau. Il reste toutefois qu’à la fin de la journée nous étions bien heureux d’arrêter.

Maintenant quelques photos :

Les 6,000 plants sont arrivés (en fait c’est 126 caisses de 48 plants donc 6,048)

Les 6,000 plants

Les 6,000 plants

On plante : à l’arrière plan les 2 ‘perceurs’, à l’avant plan les ‘planteuses’, on remarque la génératrice qui alimente les perceuses (en effet lors de nos tests préliminaires, une perceuse à pile ne durait que 30-40 trous et elle commençait à chauffer). On voit également le réservoir qui contient l’engrais liquide.

La plantation

La plantation

Nous avons été chanceux de ne pas rencontrer trop de gros cailloux, sauf celui-ci qui a exigé d’arrêter les travaux pour l’extraire du sol car nous ne pouvions pas creuser à côté, il était trop gros.

Tout un cailloux !!!

Tout un cailloux !!!

Une innovation ? Pour transporter les paquets de 250 tuteurs de bambou et faciliter le travail des planteurs de tuteurs (qui enterrent les plants en même temps) : une chaudière de plastique, un chariot de golf et voilà !!!! C’est simple, léger et cela fonctionne très bien.

L'innovation !!!!

Une innovation !!!

Et finalement le travail terminé, les 6,048 plants sont en terre, les tuteurs sont en place et les ‘planteurs’ très fatigués mais heureux et contents du travail accompli.

C'est fait !!!!

Voilà !!!!

Merci de tout cœur à nos amis (ils se reconnaitront) et à la famille (mon épouse et nos deux ‘fistons’) sans vous, nous n’y serions pas arrivé en si peu de temps.

À la bonne vôtre !!!!

Le grand départ

Un court billet cette fois, nous sommes en pleine préparation avant la plantation de cette année : 6,000 plants de 3 cépages (Marquette, St-Croix, Frontenac gris). Un foule de détails à coordonner : préparation du terrain, commande et réception de tous les intrants (piquets, engrais bio, plants, réservoir pour arrosage, main d’oeuvre) et tout ca en fonction de la pluie qui nous retarde. La préparation du terrain nécessite de la machinerie lourde et un sol assez sec, nous y étions presque avant la pluie de la semaine dernière mais il aurait fallu qu’il ne pleuve pas pendant 2 jours de plus. Maintenant il faut attendre au moins 3 jours sans pluie et avec du soleil pour assécher suffisamment le sol et terminer les gros travaux. Puis on pourra passer au mesurage, marquage des rangs et à la plantation.
Nous sommes aller chercher les 6,000 plants hier (il faut être optimiste en agriculture).
Si tout se passe bien tout sera fait d’ici 7 à 10 jours.
À suivre un peu plus tard … avec quelques photos.

La palissage pour la conduite en ‘smart dyson’

Gros travail, le palissage. C’est une étape très importante car c’est ce qui supporte le mode de conduite de la vigne. On doit d’abord décider du mode de conduite. Le mode de conduite est la façon dont on va tailler la vigne en production. Il y a plusieurs méthode (cordon, gobelet, haute, basse, etc). J’ai choisi le mode Smart-Dyson (du nom des 2 vignerons qui l’ont mis au point). Cela produit une vigne très étroite, une surface de feuillage minimale pour un ensoleillement maximal des raisins. Ces caractéristiques sont très intéressantes pour la production de vins bio, car elle réduit le développement des maladies et rend l’application des traitements plus facile. Ce mode de conduite donne deux zones de fruits avec un zone assez dégagée au centre (zone du fil porteur). Voici un schéma qui donne une idée de la structure de ce mode de conduite.

Smart-Dyson

Smart-Dyson

Ayant déjà des piquets de cèdres sous la main, nous utiliserons cela pour le palissage. Sinon, l’utilisation de piquets de métal est maintenant la norme. On commence par enlever l’écorce des piquets pour 2 raisons : permet un meilleur séchage donc réduit le développement de moisissures qui pourraient se communiquer aux raisins et réduit les risque que des insectes se logent sous l’écorce pour ensuite s’en prendre aux raisins, feuilles, etc. Donc première étape on enlève l’écorce.

Enlever l'écorce

Enlever l

Par la suite, il faut faire des trous pour planter les piquets. Ceux-ci ayant de 5 à 8 pouces de diamètre et 10 ou 11 pieds de long. Les trous doivent être de 3 pieds de profondeur pour les piquets de bout et 2 pieds pour les piquets dans le rang. La tarière en location facilite beaucoup le travail, mais ca demeure quand même un travail assez physique. Heureusement avec l’aide de mon fils (il faut bien que tout cet entrainement pour le football serve à quelque chose) nous y arrivons en un après-midi. Il y a 16 trous de 3 pieds et 48 de 2 pieds à faire.

Faire les trous

Faire les trous

Faire les trous

Faire les trous

Voila ce que ca donne après la mise en place des piquets.

Piquets en place

Piquets en place

Ensuite on met en place les étais de bout. La tension sur le fil porteur peut représenter près d’une tonne (1000 kg) lorsque les plants sont plein de fruits, feuillage, etc. Et il faut également penser à la poussé du vent. Il faut donc que les piquets de bout et ceux dans la rangée soient très solidement fixés pour éviter l’effondrement du palissage. Pour les piquets de bout, j’ai opté pour cette méthode avec étais et contre piquet en angle. Notez les encoches pour assurer une bonne prise de l’étai.

Étais en place

Étais en place

Ensuite vient la pose du fil porteur. C’est un fil d’acier galvanisé de calibre 12. Il est fixé à un bout de la rangée et à l’autre bout j’ai utilisé une chaine pour ajuster la tension. Simple, peu coûteux et ca fonctionne bien. L’an prochain on pourra installer les fils de relevage. On en reparlera à ce moment.

Fil porteur en place

Fil porteur en place

Et finalement on peut attacher les vignes pour commencer à diriger la croissance avant que l’aoûtement (lignification des tiges) soit trop avancé. Cela facilite le pliage et la mise en place. Sinon on risque de briser la tige si elle est trop aoûtée.

Attache les tiges

Attache les tiges

Voilà, pour le palissage des 300 plants, cela nous a pris 5 après-midi. Il est certain que pour l’implantation des parcelles à venir (quelques milliers de plants), nous utiliserons des moyens plus mécanisés. Mais pour nos parcelles d’essais, je suis content du résultat et de l’expérience acquise.

Salud !!

Juillet 2010, on plante une deuxième parcelle et on introduit le ‘chum’ …

Juillet tire à sa fin. Nous avons été très pris par les travaux dans les jardins et les divers imprévus. Nous avons quand même pu planter 150 nouvelles vignes. Pour cette deuxième plantation, nous avons choisi le cépage rustique Ste-Croix qui produit bien au Québec et dont nous avons gouté quelques bouteilles chez certains vignerons québécois.

La plantation s’est faites le 3 juillet. Nous avions fait les trous la veille et avons procédé à la plantation en avant-midi (en espérant qu’il fasse un peu moins chaud, mais ce ne fut pas le cas …)

Nous avons utilisé l’engrais transplanteur à base de fumier de poule Actisol (c’est un engrais bio) et utilisé des mycorrhizes pour améliorer l’enracinement (fabriqué par PremierTech).

Quelques semaines plus tard, les plants sont en pleine santé et ont une bonne croissance. Il faudra toutefois les tuteurer car le Ste-Croix a un port plus retombant que le Frontenac.

Nous avons également tuteuré la parcelle de Frontenac (2ème année de croissance) et déjà (fin juillet) les plants ont entre 4 à 6 pieds de croissance.

Voici quelques photos :

Tout est prêt, les plants, les équipements, l’engrais sont chargés dans le “CHUM” (Chariot Horticole Utilitaire Multifonctions) ici en mode tracté. Un ingénieux mécanisme permet à la roue avant de pivoter pour passer en mode manuel sur 3 roues. J’ai construit ce chariot en bonne partie à partir de pièces et de matériaux récupérés. Quelques croquis, un peu de soudure et voilà : un chariot très utile, robuste et polyvalent pour peu de frais.

Prêt à planter

Prêt à planter

Voici le détail d’un rang, les trous sont déjà fait, la corde est installé (pour mettre les plants en ligne droite), le boyau d’arrosage, etc. On commence.

On commence

On commence

Et voilà, 2.5 heures plus tard, les 150 plants sont en terre, bien alignés. Je trouve ca ‘zen’ un vignoble.

Et voilà

Et voilà

Voici aussi une photo de la parcelle de Frontenac après le tuteurage (début juillet). Les plants sont beaucoup plus haut à la fin de juillet (aussi haut que les tuteurs et même plus).

Frontenac tuteurs

Frontenac tuteurs

Il a aussi quelques altises et des dégâts de noctuelles, un traitement répulsif à base de piments forts et savon devrait diminuer leur présence.

Bon été et à la prochaine.

Topa!

Fin été 2009, les plants sont vigoureux

Voila, c’est la fin de l’été. Les plants de vignes ont tous survécus à la plantation et à l’été, ils sont vigoureux et semblent en bonne condition pour passer l’hiver. Quelques feuilles endomagées par les insectes mais c’est acceptable. En agriculture bio il ne faut pas viser l’élimination totale, mais le contrôle en fonction d’un seuil économique. C’est prêt pour l’hiver. Voici quelques photos prises en octobre 2009.

Une vue d’ensemble du vignoble, on voit bien les bandes gazonnées (contrôle des mauvaises herbes, de l’humidité et en plus c’est propre et plus beau).

Vue d'ensemble octobre 2009

Vue d ensemble octobre 2009

Quelques plants qui montrent une bonne croissance et une bonne vigueur

Quelques plants

Quelques plants

Quelques plants

Quelques plants

Si jeune et déjà plein de promesses

Pleins de promesses

Plein de promesses

Le vigneron au travail ….

Le vigneron au travail

Le vigneron au travail

Slainte Mhath !!!!

Ca pousse et ca intéresses des visiteurs … plus ou moins désirables !!!

Les plants poussent bien. Quelques problèmes d’insectes en juillet. Après analyse, dégats causés par la noctuelle (une larve qui vit dans le sol et sort la nuit pour bouffer les feuilles). Symptômes : des petits trous dans les feuilles. Il y a aussi des cicadelles (une petite cigale) qui pique les feuilles et suce la sève. Symptôme : des petites taches blanches là ou la sève a été sucée et le tissu de la feuille nécrosé. (voir les photos). Le traitement bio suggéré : savon insecticide. Après diverses recherches je décide de combiner savon insecticide et terre de diatomée pour le traitement. Le savon, contre les insectes quand ils sont sur la feuille et la terre de diatomée comme résidu sur la feuille et au sol (contre la noctuelle). Résultat : très bon, les dommages aux feuilles sont arrêtés et toutes les nouvelles feuilles qui ont poussées depuis le traitement sont saines. J’ai même mis au point un petit appareillage pour faciliter la pulvérisation (car il faut couvrir toutes les surfaces des feuilles, dessous et dessus) j’en reparlerai dans un autre billet quand tout sera au point. L’automne s’annonce bien et il ne reste qu’à espérer une bonne couverture de neige pour protéger les plants cet hiver et pas de gel au printemps.

Voici une photos des dommages causés par les noctuelles (les trous) et les cicadelles (taches blanches nécrosées surtout le long des nervures riches en sève).

Dégâts noctuelles et cicadelles

Dégâts noctuelles et cicadelles

Voici une photos où l’on voit bien (encerclées de noir) de jeunes cicadelles au travail. Il ne faut pas avoir peur de se pencher et retourner les feuilles, l’ennemi se cache…

Jeunes cicadelles

Jeunes cicadelles

Skoäl