Vins, maux de tête et sulfites : mythes et réalités

L’une des questions qui revient souvent lors des dégustations et des visites au vignoble, est celle des sulfites. Je me promettais d’écrire un billet sur ce sujet et en faisant mes recherches je suis tombé sur un billet écrit par une blogueuse qui résumait très bien la situation et qui déboulonne le mythe des sulfites dans le vin.  Je vous réfère donc à ce blog pour les détails : https://mariefrancemarquis.wordpress.com/2012/05/09/la-verite-sur-les-sulfites/

Après avoir lu ce billet, il reste la question des gens qui se plaignent de maux de tête après avoir bu du vin (souvent le rouge, mais ce arrive avec le blanc).  Bien entendu je réponds souvent à la blague que c’est probablement la quantité absorbée qui cause les maux de tête 🙂  mais en fait il y a des composés protéiniques de type ‘histamines’ dans certains vins qui peuvent occasionner les maux de tête.  On parle même du RWH (red wine headache) syndrome.  Voir cet article pour plus d’informations : http://pilule.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=243 ou faites une recherche sur ‘red wine headache’ ou ‘vin rouge et maux de tête’.

En conclusion, les vins sans sulfites n’existent pas. On peut trouver des vins avec un minimum de sulfites, mais pas 0 ppm. La bonne nouvelle c’est que très peu de gens sont sensibles aux sulfites et que cette sensibilité ne donne pas le mal de tête. Si vous êtes du genre à développer un mal de tête quand vous buvez du vin (surtout le rouge), il faudrait aller vers des vins issus de cépages produisant moins d’histamines et autres protéines ou encore ayant moins de tanins (éviter les vins ayant été en fûts de chêne ou élaborés avec une forte charge tannique).

J’espère que ces quelques lignes vous aideront à mieux profiter de cet élixir merveilleux qu’est le vin.

À la prochaine.

4 thoughts on “Vins, maux de tête et sulfites : mythes et réalités

  1. Marc André Gagnon

    On a accusé les sulfites, puis l’histamine, puis les autres amines biogènes.
    Toutes les recherches n’ont pu en faire la preuve.
    En fait, on a découvert qu’on ne pouvait pas les accuser. Pas de preuve disent les allergologues pour aucun de ces trois groupes d’accusés. Tout au contraire, on en ajoute dans le vin dans des tests en double aveugle et les gens n’ont pas plus de malaise.
    Maintenant, on dit que la cause des intolérances au vin est l’éthanal.
    Ça fait longtemps qu’on le soupçonne celui-là.
    C’est maintenant le suspect numéro un.
    On attend encore les résultats de la recherche.
    Mais peu de recherche, parce pas grave, pas de mort.
    En janvier peut-être.

    Reply
    1. rmessier Post author

      Merci de votre commentaire. À suivre effectivement au sujet de l’éthanal. De bonnes pratiques de fermentation (température contrôlée entre autre) et la fermentation malolactique permettraient de réduire de beaucoup le contenu final en éthanal du vin.

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